PROJET 2012 Sarkozy à la présidentielle de 2012
Le projet qui est soumis au vote des adhérents de l’UMP est le résultat d’un long travail de coproduction. Pendant plus d’un an, l’UMP s’est mobilisée à tous les niveaux : adhérents, élus, parlementaires, secrétaires nationaux, fédérations professionnelles, clubs et think tanks, experts, internautes… ont pu apporter leur contribution à la démarche. L’heure est à présent au vote des adhérents. En donnant votre avis sur les propositions, c’est vous qui en ferez notre projet pour 2012. Ce projet sera ensuite mis à la disposition de notre candidat pour l’élection présidentielle et il sera la base de notre plateforme législative.
PRODUIRE PLUS ET DÉPENSER MOINS
Produire plus, c’est proposer pour la France un nou- veau modèle de croissance, qui met le travail, la produc- tion, le talent des femmes et des hommes au centre de l’activité économique plutôt que la rente, l’assistanat ou la spéculation. Cette nouvelle croissance s’appuiera d’abord sur les PME et s’inscrira dans une dynamique de développement durable et d’innovation continue.
Dépenser moins, c’est retourner à l’équilibre des finances publiques en 2016. Les engagements pris par la majorité seront tenus et chaque nouvelle dépense publique sera compensée par des économies au moins équivalentes. Le projet que nous proposons pour la France « coûte » zéro euro.
Enfin, dans notre modèle économique et social, il nous faut réaffirmer l’équilibre des droits et des devoirs, afin de répartir équitablement les efforts et de garantir le droit au logement et l’accès à la santé.
Produire plus et dépenser moins, c’est ainsi que nous répondrons efficacement à la question du chômage. C’est ainsi que nous augmenterons durablement le pouvoir d’achat des Français. C’est ainsi que nous renforcerons la justice sociale et l’égalité des chances en France.
Sortir des 35 heures en
inventant une nouvelle démocratie sociale
Alléger le coût du travail
Nous voulons conserver notre modèle de protection sociale, mais nous devons refonder son financement pour qu’il ne pèse plus uniquement sur le travail et donc sur la création d’emplois et la com- pétitivité de nos entreprises.
Les allocations familiales et l’assurance- maladie sont des politiques publiques uni- verselles qui ne sont pas liées à l’emploi. À terme, ces prestations doivent donc être financées par la fiscalité générale et non, comme aujourd’hui, par les cotisations sociales sur le travail.
Dans un premier temps, nous propo- sons un transfert des cotisations fami- liales pesant sur le coût du travail vers une fiscalité anti-délocalisation qui réta- blit des conditions de concurrence équi- tables pour les salariés français.
- Supprimer les freins à la croissance des PME : effets de seuil sociaux et accès au financement
- Simplifier : halte à la complexité administrative
- Faciliter l’accès à l’innovation, aux talents et aux marchés
- Faire du « made in France » une marque aussi reconnue que le « made in Germany »
- Confirmer le choix du développement durable, avec le soutien aux filières vertes et à la filière nucléaire
- Promouvoir l’indépendance et la sécurité alimentaires
- Pour plus de justice sociale, réaffirmer l’équilibre des droits et des devoirs
- Créer une différence plus importante entre les revenus du travail et les revenus de l’assistance
- Lutter plus efficacement contre la fraude
- Garantir pour chacun l’accès à la santé de demain
RÉCONCILIER RÉUSSITE INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE
En continuant à créer des richesses et des emplois, la France va pouvoir conserver son modèle de protection sociale. Elle va également pouvoir investir, avec deux priorités : l’éducation de nos enfants et le ren- forcement du pacte républicain. À travers ces deux priorités, nous voulons réconcilier la réussite individuelle et la réussite collective.
Notre destin dépend de l’effort éducatif que nous saurons fournir pour permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même. Pour être efficace, cet effort édu- catif doit avoir des objectifs précis, adaptés aux défis du XXIe siècle ; c’est notamment la maîtrise des savoirs fondamentaux à l’école primaire. Il doit être individua- lisé en fonction des besoins de chaque enfant. Il doit être adapté aux réalités de terrain. Il doit s’appuyer sur la famille, première responsable de l’éducation.
Notre destin dépend également de notre capacité à transmettre et à faire respecter les valeurs qui font la France liberté, égalité, fraternité, mais aussi la laïcité, la sécurité et l’ensemble de notre patrimoine culturel. Fragilisé par l’individualisme ou la tentation communautariste, notre pacte républicain doit sans cesse être consolidé. Il ne doit pas être mis à mal par ceux qui ne respectent pas les lois de la République. Nous assumons une grande fermeté. Pour relever les défis du XXIe siècle, pour s’affirmer dans un monde en plein bouleversement, notre Nation doit être capable de se rassembler, de mobiliser toutes les énergies dans une dynamique positive : chaque Français compte, chaque Français est important. Pour favoriser le patriotisme du XXIe siècle, chacun doit rendre à la France ce qu’elle lui a donné.
- Faire confiance aux familles et accompagner les parents dans leur mission éducative
- Donner un nouvel élan à l’école en accordant plus d’autonomie aux établissements
- Développer l’accompagnement personnalisé des élèves et revaloriser le métier d’enseignant
- Pour que l’école favorise la réussite de chacun, passer du collège unique au collège pour tous
- Poursuivre la modernisation de l’enseignement supérieur
- Promouvoir l’égalité des chances et la méritocratie républicaine
- Mettre la priorité sur l’exécution de toutes les peines, en particulier pour les mineurs
- Accroître la présence des forces de l’ordre sur le terrain
- Affirmer les valeurs républicaines
- Renforcer la maîtrise des flux migratoires, mobiliser le cadre national et européen
- Valoriser tous les territoires de la République
- Garder notre avance face aux défis de l’autonomie : handicap et dépendance
- Transmettre notre patrimoine culturel et favoriser la création
PORTER HAUT LES VALEURS DE LA FRANCE DANS LA MONDIALISATION
Notre ambition pour la France en Europe et dans le monde est simple : nous souhaitons porter haut les valeurs de notre pays et nous voulons que les Français soient gagnants dans la mondialisation.
Nous souhaitons que la France soit le moteur d’une refondation de l’Europe, une Europe plus forte et plus protectrice, une Europe qui refuse la naïveté et défende
les intérêts des Européens et des Français. Nous sou- haitons que la France pèse dans le monde et continue à promouvoir la paix, les droits de l’homme et une mondialisation équitable, respectueuse de l’homme et de la planète. Enfin, nous voulons renouer avec l’esprit d’audace et de conquête, à rebours des partisans de la « démondialisation ».
- Aider nos entreprises à profiter du dynamisme de la croissance mondiale
- Renforcer le rayonnement de la France grâce à la francophonie et aux Français de l’étranger
- Garantir la protection des Français et l’influence de la France grâce à la Défense nationale
- Promouvoir des industries fortes en Europe : la fin de la libéralisation et de la concurrence comme dogmes
- Instaurer des relations commerciales équitables avec le principe de réciprocité
UN PROJET À COÛT ZÉRO
Le prochain quinquennat sera celui du retour à l’équilibre des finances publiques, selon le plan annoncé par le gouvernement. Ce plan comprend d’ores et déjà des mesures fortes pour 2012-2017 comme la poursuite du non-remplace- ment d’un départ à la retraite sur deux au sein de l’État, le maintien de la contribution de 3 % sur les hauts revenus ou la poursuite de la maîtrise des dépenses d’assurance maladie. La mise en œuvre de ce plan est vitale pour la France ; elle n’est pas négociable. Avec l’UMP, la France sera à l’équilibre en 2016.
2012-2017 sera aussi le quinquennat qui permettra de construire un chemin de réussite pour la France au XXIe siècle. En créant plus de richesses et d’emplois sur notre territoire. En investissant dans l’édu- cation et dans le renforcement du pacte républicain. En portant haut les valeurs de la France dans la mondialisation.
Le projet de l’UMP pour 2012 s’inscrit dans la trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques définie dans le plan du gouvernement. C’est un projet à coût zéro : il ne rajoute pas de dépenses supplémentaires. Toute nouvelle dépense est compensée par une baisse de dépense au moins équivalente.
Pour développer l’emploi en France, nous souhaitons transférer les cotisations famille (35 Mds € en 2012) sur une fisca- lité anti-délocalisation qui ne repose plus sur le travail. La compétitivité de nos entreprises sera améliorée par cette diminution de 8 % des charges qui pèsent sur le travail. Afin de répartir l’ef- fort et de ne pas pénaliser le pouvoir d’achat, cette fiscalité antidélocalisation jouera sur plusieurs leviers : l’impôt sur
les sociétés des grands groupes, qui ont un taux d’imposition effectif inférieur à celui des PME, la fiscalité sur le capital, la CSG et la TVA.
Nous souhaitons travailler avec les partenaires sociaux sur le meilleur équilibre entre ces leviers. Ce transfert ne modifie pas le taux de prélèvements obligatoires et il ne remet pas en cause le montant des prestations familiales ; il en modifie uniquement le mode de financement.
Ces 30 Mds € de dépenses nouvelles sur l’ensemble du quinquennat seront intégralement financés par des écono- mies de dépenses, réparties également entre État, Sécurité sociale et collectivités locales.
Pour l’État, les économies viendront principalement d’une diminution de cer- tains allégements de charges liés à la réduction du temps de travail, de la fusion entre la PPE et le RSA, de la réorganisa- tion du travail dans l’administration et de la lutte contre la fraude fiscale et sociale. Les niches fiscales continueront par ail- leurs à être diminuées.
Pour la Sécurité sociale, nous propo- serons aux partenaires sociaux de revoir les indemnités chômage pour les rendre dégressives dans le temps, dès lors que le chômage diminuera. Dans le domaine de l’assurance maladie, nous poursuivrons nos efforts pour mieux responsabiliser patients et prescripteurs et pour amélio- rer l’organisation des parcours de soins entre l’hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social.
Enfin, nous demanderons aux collec- tivités locales d’engager la même démarche de modernisation des politiques publiques et de l’organisation du travail que celle conduite par l’État depuis 2007. Nous modulerons les concours financiers de l’État en fonction des efforts réalisés. Nous poursuivrons la réforme des collectivités locales en fusionnant les services des conseils généraux et ceux des conseils régionaux















