La Sécurité
Première des libertés, la sécurité des Français est une priorité pour notre majorité. C’est un combat permanent que nous poursuivons sans trêve en nous adaptant aux nouvelles réalités et aux évolutions de la délinquance et de la criminalité. Malgré les progrès sensibles, il ne faut pas relâcher l’effort. Au contraire… De la prévention à l’application des peines, consolidons la chaîne de la sécurité qui ne doit avoir aucun maillon faible !
Pacte Républicain
Il n’y a pas de vie en commun sans règles communes, pas de droits sans devoirs, pas de liberté individuelle sans respect des libertés de tous. Pour mieux vivre ensemble, nous avons sans cesse besoin de consolider le pacte républicain, fragilisé par l’individualisme à outrance ou la tentation communautariste. Notre attachement partagé aux valeurs du pacte républicain – liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité, sécurité… – permettra à la France de mieux concilier unité et diversité, réussite individuelle et réussite collective. C’est la meilleure façon de préparer l’avenir !
Solidarité et Santé
Sortons des discours de culpabilisation sur un prétendu « égoïsme » des Français : la France est un pays généreux où l’accès aux soins pour tous les citoyens est une chance exceptionnelle et où la solidarité nationale permet d’accompagner les accidentés de la vie, d’améliorer la justice sociale… Beaucoup de pays envient ce modèle. Pourtant, il est menacé. Parce que son financement n’est pas assuré. Parce que de nouveaux défis apparaissent : vieillissement de la population, évolutions technologiques… -.
Parce qu’il est miné par des abus ou par des fraudes. Si nous voulons sauvegarder les fondements de notre modèle, si nous voulons le transmettre à nos enfants, il est vital de le réformer !
La Famille
Si la natalité est un atout majeur de la France, ce n’est pas un hasard. Notre politique familiale est une référence. Pour notre majorité, la famille mérite d’être soutenue. Quand elle est fragilisée, c’est l’éducation, la transmission des valeurs, l’apprentissage de la vie en commun et de la confiance en soi qui en pâtissent. Dans un monde en perpétuel mouvement, quelles que soient les évolutions sociétales, la famille reste un pôle de stabilité, où se déploient des relations capitales pour la bonne santé du corps social. Quelle politique pour des familles durables et épanouies ? Quel accompagnement des parents dans leur mission ? Quels outils pour toujours mieux concilier vie familiale et vie professionnelle ?
L’idéal des Lumières proposait une émancipation de l’homme par l’instruction. Ce bel objectif demeure le nôtre. Si notre système scolaire a su relever avec succès le défi de la démocratisation, il doit encore progresser vers plus d’exigence et de qualité. Alors que nous entrons dans une économie de la connaissance, le niveau de formation fait plus que jamais la différence entre les nations. C’est ce qui a motivé notre réforme de l’université et le recentrage de l’école sur ses fondamentaux. Comment aller plus loin dans ce domaine ? Comment mettre l’éducation au service de l’égalité des chances et de la cohésion nationale ? Comment ouvrir des chemins de réussite pour chaque élève ?
Avant de vouloir redistribuer la richesse, il faut la produire et de façon durable! Au cœur de la mondialisation, alors que la crise économique et les impératifs environnementaux bouleversent les équilibres, la France a toutes ses chances. A condition de renforcer sa compétitivité, de miser sur l’innovation et l’investissement, de partir à la conquête de nouveaux marchés. Pour cela, nous devons faire grandir nos PME conquérantes, ces entreprises qui créent de l’emploi et de la valeur en France. C’est le sens de la politique économique défendue par le Président de la République et la majorité.
La crise et l’émergence de nouvelles puissances nous invitent à toujours plus d’ambition !
Alors que la crise économique a détruit de l’emploi, tous nos efforts sont concentrés dans la lutte contre le chômage. Le travail est une valeur cardinale pour notre famille politique. Il est la source de la création de richesse et un vecteur essentiel de l’intégration sociale. Nous avons choisi de l’encourager, de le récompenser, de le mettre au cœur de nos politiques. Pour sauvegarder le modèle français, il n’y a qu’une solution : travailler plus et travailler mieux. Le chômage des jeunes, des seniors et des personnes peu qualifiées nécessite un engagement particulier. Comment favoriser le travail par rapport à l’assistanat, l’activité plutôt que la rente ? Comment faire de la formation la meilleure assurance chômage ? Comment faire pour que le CDI ne soit pas un « privilège » réservé aux travailleurs les mieux intégrés ?
Dans un monde en pleine transformation, la France possède des atouts stratégiques. Nous devons les reconnaître et les cultiver. Agriculture, énergie, aéronautique, télécommunications, technologies environnementales, mathématiques, pharmacie, autant de secteurs où la France figure au premier rang ! Face aux défis immenses – pour la planète entière – de la sécurité alimentaire, du réchauffement climatique, de l’allongement de la vie, de l’approvisionnement en eau et matières premières, ils donnent à la France une longueur d’avance. Mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Comment exploiter au mieux nos atouts ? Comment les exporter ?
« L’Art, disait Malraux, est un anti-destin. » Ainsi en va-t-il de la culture en général qui nous apprend à trouver dans le patrimoine de nos ancêtres les ressorts de la création la plus inédite. Contre le risque d’une standardisation culturelle, la transmission de la culture singulière des nations est le meilleur moyen de faire dialoguer des points de vue féconds sur la réalité et d’ouvrir pour chacun d’entre nous des nouvelles perspectives. C’est aussi pour la France un moyen de continuer à faire entendre sa voix dans le monde. C’est pourquoi notre majorité soutient l’entretien du patrimoine, sa transmission dès l’école primaire, et la création sous toutes ses formes. En plus de l’action de l’Etat et des collectivités, imaginons comment les citoyens pourraient, plus qu’aujourd’hui, participer activement à la promotion des artistes et des entreprises culturelles ? Imaginons aussi comment répondre aux défis passionnants du numérique ?
Parmi les « dépenses contraintes », le transport et le logement figurent au premier rang. Le prix élevé du pétrole et de l’immobilier font de ces deux postes une préoccupation constante des ménages. C’est pourquoi notre majorité est mobilisée pour apporter des réponses pérennes à ces deux difficultés ; d’une part, en encourageant la mise au point de mode de transports propres et peu consommateurs d’hydrocarbures et en investissant dans des infrastructures d’avenir, d’autre part en construisant des logements et en favorisant l’accès à la propriété. Comment amplifier ces efforts pour rendre du pouvoir d’achat aux Français et améliorer leur qualité de vie ?
A cause de la crise économique, l’endettement public atteint des sommets. Plutôt que d’augmenter les impôts, comme le propose la gauche, la majorité a entrepris des efforts de maîtrise budgétaire pour couper dans les dépenses inutiles. Il faut absolument poursuivre ces efforts et les étendre, notamment aux collectivités locales et à la protection sociale. Cette baisse des dépenses ne doit pas se faire au détriment de la qualité du service mais grâce à la modernisation des administrations, à une meilleure valorisation des talents de la fonction publique et grâce à une redéfinition des priorités de l’action publique. Comment faire davantage d’économies ? Comment améliorer notre fiscalité sans l’augmenter ?
Comme tous les pays, la France a le droit de fixer qui et dans quelles conditions a le droit de résider sur son territoire. Une telle maîtrise est la condition première d’une bonne intégration des personnes immigrées. Sans cela, le risque est d’exacerber les incompréhensions, les tensions, voire les rejets. C’est pourquoi notre majorité lutte avec détermination contre l’immigration clandestine et régule l’immigration régulière, afin qu’elle soit en rapport avec les capacités d’accueil du marché du travail et de notre système social. Cela n’a rien de contradictoire avec le maintien d’une tradition d’accueil des populations opprimées, au nom d’un droit d’asile bien compris et non détourné de sa fin légitime. Face aux pressions migratoires, comment poursuivre cette politique avec justice et fermeté ?
L’Europe
Lorsque l’Europe veut, elle peut. Nicolas Sarkozy l’a prouvé au cœur de la crise financière de 2008. Il a montré que l’Europe pouvait devenir une force politique, et non un simple marché. Notre majorité souhaite accélérer cette prise de conscience. Sur notre continent, nous devons encourager les comportements coopératifs et dissuader la concurrence interne, lorsqu’elle va contre l’intérêt collectif. Nous devons aller plus vite et plus loin avec ceux qui sont volontaires et qui partageant notre ambition. Sur ce chemin, rien ne pourra se faire sans le couple franco-allemand. Comment capitaliser sur le succès de la Présidence Française de l’Union européenne en 2008 pour construire une Europe qui protège, une Europe de projets, au service des citoyens ?
La politique étrangère n’est pas un objet de réflexion comme les autres. Il engage nos intérêts vitaux. Il transcende souvent les querelles partisanes. Au milieu d’un monde bouleversé par la montée en puissance des pays émergents, agité par les aspirations formidables de peuples entiers à la liberté, troublé par l’éternel conflit des intérêts géostratégique, notre pays doit unir toutes ses forces et toutes ses intelligences pour penser le rôle et la stratégie de la France au 21ème siècle. Défense nationale, préservation de nos intérêts, gouvernance mondiale, droits de l’homme, co-développement… Dans tous ces domaines, comment faire vivre le « pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde » évoqué par de Gaulle en 1941 ?




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