Voici le programme 2012 officiel de Dominique de Villepin via le parti La Republique Solidaire
LE PROJET CITOYEN
Face à la disparition du lien social et au sentiment de solitude de l’individu, il faut rendre à la citoyenneté toutes ses dimensions de dignité, de solidarité et d’engagement au quotidien. Nous devons avant toute chose retrouver un projet collectif.
Le choix de la dignité
L’exercice du rôle de citoyen suppose la dignité qui seule permet d’être pleinement citoyen. C’est pourquoi sera créé un revenu citoyen.
Le revenu citoyen serait accessible à tous les citoyens français majeurs. Il serait versé sur une base mensuelle – avec les mêmes procédures par lesquelles le nouvel impôt sur le revenu serait retenu à la source – à un niveau de 850 euros en l’absence de toute ressource (une personne âgée au minimum vieillesse, un bénéficiaire du Rsa, un étudiant par exemple).
Pour toutes les autres personnes disposant de revenus (du travail ou de remplacement, retraites, allocations chômage) de moins de 1 500 euros mensuels, le revenu citoyen serait versé de façon dégressive en fixant comme principe qu’aucune personne ne puisse être découragée à travailler.
A rebours de la logique d’assistanat, il s’agit de créer et d’encourager de nouvelles activités :
- Pour les jeunes, le revenu citoyen pourrait être mis à disposition sous forme de capital bloqué de 70 000 euros, utilisable pour créer une entreprise, pour assurer l’autonomie (logement) ou pour financer une formation. En cas de revenus avant l’âge de 25 ans, les sommes dépensées seraient en partie remboursables sur l’impôt sur le revenu.
- Les sommes du revenu citoyen pourraient être mises en commun pour créer une entreprise dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire.
La simplification des allocations existantes crée une lisibilité et une responsabilisation individuelle.
Le coût net de la mise en œuvre du revenu citoyen, qui se substitue aux allocations sociales existantes, serait de l’ordre de 30 milliards d’euros.
Le choix de la responsabilité
Cela passe par la codification d’un statut du citoyen consacrant ses droits, ses devoirs et ses responsabilités.
Des devoirs civiques doivent être énoncés par la loi :
- L’obligation d’inscription sur les listes électorales et l’obligation du vote (avec reconnaissance du vote blanc dans les suffrages exprimés).
- Le paiement de l’impôt sur le revenu par tous les citoyens en fonction de leurs facultés contributives, y compris à titre symbolique.
- L’accomplissement des devoirs en cas de nécessité de défense nationale.
- Le concours à l’administration de la justice, comme juré d’assise.
Cela passe également par la création d’un grand impôt citoyen, en remplacement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt de solidarité sur la fortune :
- Il doit être signe de simplicité. Il doit s’agir d’un impôt unique sur le revenu retenu à la source, en fusionnant la CSG, la CRDS et l’Impôt sur le Revenu. Un euro de revenu, quelle que soit son origine, doit être taxé de la même manière.
- Il doit être signe de justice sociale.
- La progressivité doit être renforcée, grâce à un taux de 60% pour les très hauts revenus (supérieurs à un million d’euros par an).
- La fiscalité sur le patrimoine doit être intégrée par des mécanismes spécifiques à ce même impôt, en prenant en compte l’ensemble des revenus du patrimoine, des plus-values (hors résidence principale), des transmissions à titre gratuit, au barème d’imposition sur le revenu.
- La franchise des petits patrimoines doit être garantie pour favoriser l’indépendance économique et soutenir les classes moyennes. Cela suppose une franchise d’imposition du patrimoine jusqu’à hauteur du seuil actuel de l’ISF.
- Il doit être signe d’engagement civique. Cet impôt serait payable par tous, personnellement, même à titre symbolique.
Le choix de l’engagement
Le statut de citoyen c’est aussi un engagement librement assumé vis-à-vis des autres, à travers un engagement à assumer une activité d’intérêt général : travail, bénévolat, engagement, création.
La solidarité des citoyens doit s’incarner dans un service citoyen.
Ce service citoyen serait obligatoire pour une durée d’un an, fractionnable en plusieurs séquences de deux ou trois mois pour l’ensemble des Français de 18 à 25 ans. Car il s’agit aujourd’hui de nous appuyer en premier lieu sur les énergies de notre jeunesse.
Ce service serait ouvert à toutes les personnes de plus de 25 ans souhaitant y consacrer une part de leur temps, soit pour des activités d’intérêt général, soit pour encadrer les activités de service citoyen des jeunes. Ces périodes ouvriraient droit à un congé sans solde avec conservation de l’ensemble des avantages sociaux et de carrière, dans une certaine limite de durée. Le revenu citoyen assurerait la rémunération pendant cette durée.
- Il s’agit de développer le brassage social des jeunes effectuant leur service citoyen.
- Il s’agit en même temps de leur permettre d’agir en faveur de l’intérêt général.
- Il s’agit d’œuvrer dans le sens d’une responsabilisation des citoyens en favorisant à la fois les parrainages citoyens et l’encouragement par les pairs (à travers de groupes de 5 à 7 jeunes du service citoyen responsables en commun de leur mission).
Le service citoyen est un support de missions d’intérêt général. Plusieurs types de missions seront envisagés :
- Des missions d’appui au service public, s’adressant notamment à des publics spécialisés (personnels soignants et d’accompagnement, personnels éducatifs) pour intervenir dans les services publics de proximité sous la supervision d’agents spécialisés (dispensaires, locaux éducatifs en pied d’immeuble).
- Des missions liées aux besoins de collectivités territoriales qui l’auraient exprimé.
- Des missions liées à la demande sociale qui pourraient être déterminées par une bourse interactive, en recueillant notamment l’ensemble des demandes d’acteurs associatifs reconnus d’utilité publique.
- Des missions à l’étranger dans le cadre de la coopération et du volontariat international, dans le cadre d’entreprises françaises ou d’associations humanitaires.
- Des missions de préparation militaire de réserve pour ceux qui le souhaitent.
Le service citoyen peut être aussi un cadre d’accompagnement, de formation et d’insertion pour aider chacun à trouver une place dans la société (permis de conduire, premiers secours, formation professionnelle, validation des acquis de l’expérience).
C’est un service ouvert en général à l’ensemble des citoyens à temps partiel ou complet pour la durée de leur choix. Ils auraient deux types de missions :
- Encadrer les activités des plus jeunes dans leur domaine de compétences.
- Se mettre directement au service de la collectivité (par exemple pour des maraudes du Samu Social).
S’ajouteraient deux dispositifs spécifiques :
- Un service citoyen adapté et obligatoire serait créé pour toute personne naturalisée.
- Un service citoyen à titre de stages exploratoires pour les élèves, dans le cadre de l’enseignement d’éducation civique.
L’essentiel du financement repose sur le versement du revenu citoyen. Les installations et infrastructures seraient prises en charge par les collectivités locales (fournitures de locaux).
LE PROJET EN 20 POINTS
Ce projet propose une méthode pour sortir le pays de l’impuissance et de la dépression actuelle.
En premier lieu, il faut recréer un projet collectif autour du citoyen.
- (1) Un revenu citoyen de 850 euros pour les personnes sans ressources et dégressif pour les personnes aux revenus inférieurs à 1500 euros, pour garantir la dignité de chaque citoyen.
- (2) Un statut du citoyen qui fixe les droits et les devoirs du citoyen, notamment l’obligation de voter.
- (3) Un impôt citoyen progressif, unifiant tous les impôts actuels sur le revenu et le patrimoine et qui devra être payé même symboliquement, par chaque citoyen.
- (4) Un service citoyen pour donner un visage à la solidarité, service obligatoire pour les jeunes et ouvert à tous.
Ainsi, nous pourrons nous donner les outils politiques par une refondation politique.
- (5) Des institutions plus efficaces, huit à dix ministres, pour recentrer l’action, huit à dix régions pour aller au bout de la décentralisation.
- (6) Le défi de l’équilibre des territoires : une collectivité territoriale, la métropole, capable d’assumer les défis de la lutte contre la ségrégation des banlieues au niveau le plus adéquat, grâce à des projets territoriaux élaboré par les habitants dans le cadre de conseils de quartiers.
- (7) Une justice indépendante grâce à un Procureur Général de la Nation.
- (8) Une police plus efficace par une division des tâches entre une police nationale chargée du judiciaire et du maintien de l’ordre et une nouvelle police métropolitaine, à recrutement national, en charge de la tranquillité publique sous l’autorité du maire, présente dans tous les quartiers, forte en effectifs et bien équipée. Pour lutter contre les grands trafics, nous avons besoin de coordination entre les Groupements d’Intervention régionaux, un Groupement d’Intervention Nationale et desGroupements d’intervention Européens.
- (9) Une école plus juste et plus efficace en dépassant le Collège Unique par une Ecole du Socle et une Ecole de la Détermination au sein de Cités Scolaires à direction générale unifiée. Il faut, pour plus de justice, remplacer les ZEP par un droit personnalisé à l’enseignement prioritaire,attaché anonymement à chaque élève qui en a le besoin.
Nous pourrons, par une refondation sociale, affronter les conséquences de la mondialisation chez nous :
- (10) Le défi du service public : de nouveaux services publics pour garantir l’intérêt général par la régulation, et notamment un service public bancaire, à la fois pour garantir l’accès aux services de base et pour orienter la finance vers l’économie réelle et un service public du logement, notamment pour développer les missions d’intérêt général des bailleurs privés de façon contractuelle, logement social et d’encadrement des loyers pour les classes moyennes.
- (11) Le défi de l’accès à une santé de qualité : un hôpital public décentralisé, repensé et en prise avec les territoires et une gouvernance de l’Assurance maladie unifiée et régionalisée pour associer au plus près la maîtrise des financements et la connaissance des besoins.
- (12) Le défi de la société de la connaissance : de grands pôles universitaires réunis avec les grandes écoles et les classes préparatoires pour entrer dans la société de la connaissance.
Nous pourrons ainsi, par une refondation économique, devenir une économie pionnière de l’environnement et de l’innovation dans la mondialisation.
- (13) Avec un instrument de régulation : la TVA 3E sociale et environnementale permettant de responsabiliser les consommateurs et de soutenir la production française.
- (14) Avec un instrument de pilotage : le Conseil National Stratégique et le Plan Vert, pour plus de cohérence et de compétitivité de l’économie française.
- (15) Avec un instrument de mobilisation : la cogestion avec un tiers des sièges dans les Conseils d’Administration et de Surveillance pour les salariés.
- (16) Avec un instrument de lutte contre le chômage : un service public des parcours professionnels intégrant chômage, formation professionnelle et sécurisation des parcours.
Enfin nous pourrons, par une refondation de notre regard sur le monde, nous doter d’une ambition du rayonnement et de l’indépendance
- (17) Une exception culturelle française accordant une exemption fiscale sur les revenus des créateurs, afin d’attirer en France les grands noms et de soutenir les jeunes créateurs.
- (18) Une garantie de souveraineté au sein de l’Europe en nous dotant des outils d’une coopération étroite et quotidienne avec l’Allemagne, notamment sur l’euro, un Haut Conseil permanent franco-allemand.
- (19) Une garantie d’indépendance en articulant la sortie du commandement intégré de l’OTAN avec des progrès d’une Europe de la Défense indépendante.
- (20) Une maîtrise de l’immigration, grâce à un parcours d’immigration et d’intégration qui accompagne les étrangers en situation régulière par des droits et des autorisations de séjours croissants avec le temps dans le cadre d’un titre de séjour unique et progressif.
LES 5 CONTRE-VERITES A COMBATTRE SUR LE REVENU CITOYEN
1) Non, ce n’est pas une mesure d’assistanat
-C’est au contraire une mesure en rupture avec la logique des aides au coup par coup (une pour le logement, une pour la rentrée scolaire, une pour les transports …plus d’une dizaine…) qui seront remplacées par un revenu unique de 850€ rendant sa dignité à chacun, alors que les dispositifs actuels sont souvent perçus comme de l’assistanat humiliant.
- C’est une mesure responsabilisant la personne qui s’engage dans une action citoyenne, dans le cadre du service citoyen, par exemple. En cas de refus de cet engagement fondé sur le volontariat, la personne restera dans le dispositif actuel des allocations sociales.
- C’est une mesure qui répond à une logique de dynamisme économique, grâce à l’amélioration de la formation des jeunes et à l’encouragement à créer des micro- entreprises ou des entreprises solidaires. En effet, la moitié des étudiants qui doivent travailler pour financer leurs études et leur logement ont des résultats très inférieurs aux autres ; le revenu citoyen permettra alors de corriger cette situation puisqu’il sera fléché pour les jeunes vers les dépenses de formation et d’autonomie (logement, permis de conduire, frais de formation et d’inscription pour des études). Il permettra aussi de favoriser la création d’entreprises car il pourra être versé sous forme d’avance d’une ou plusieurs années pour constituer un capital initial d’entreprise.
2) Non, ce revenu n’incite pas à l’oisiveté
-Personne ne pourra toucher ce revenu sans exercer d’activité. Cela ne veut pas dire qu’il faut obligatoirement exercer une activité économique car un être humain a aussi une utilité sociale (bénévolat dans les associations reconnues d’utilité publique, par exemple).
-C’est au contraire une incitation à travailler car ce revenu est perçu de façon fractionnée et cumulable pour les personnes dont les revenus du travail sont inférieurs à 1500€. Cette dégressivité est conçue de telle sorte qu’il est toujours plus avantageux de travailler.
- 850€, cela ne permet pas de vivre mais de survivre, c’est le minimum vital pour préserver sa dignité et c’est très souvent la condition préalable pour exercer une activité ou un travail.
3) Non, il n’est pas versé sans contreparties
-La première exigence, c’est d’accomplir son devoir de citoyen Français majeur : s’inscrire sur les listes électorales et voter (reconnaissance du vote blanc).
-La deuxième contrepartie, c’est de s’engager pour ceux qui n’ont pas ou plus d’activité professionnelle, dans une mission d’intérêt général, par exemple dans le cadre du service citoyen, obligatoire pour les jeunes mais ouvert à tous les âges de la vie.
-Enfin, c’est de payer l’impôt citoyen, car tout citoyen Français doit payer l’impôt, même de façon symbolique pour les plus démunis.
4) Non, ce n’est pas une mesure irresponsable
- C’est une mesure qui a été préconisée par des économistes respectés de droite comme de gauche,libéraux comme marxistes, et qui est donc dépourvue de toute approche idéologique en se fondant sur les valeurs de liberté, égalité et fraternité de notre République.
-C’est une démarche de confiance et de responsabilité qui part de l’idée que l’immense majorité d’entre nous souhaite trouver la meilleure utilité sociale à son énergie. C’est un choix de société où chacun peut trouver sa place.
-C’est une approche qui retient l’attention de nombreux partis politiques européens, y compris libéraux, et qui commence à être mise en œuvre dans d’autres pays (Brésil, Alaska)
5) Non, ce n’est pas un gouffre financier
-Ce revenu est financé aux 2/3 par la réaffectation de ressources existantes, notamment les minimas sociaux et les multiples aides aujourd’hui éparpillées. Il est source d’importantes économies de coûts de gestion « du mille-feuilles » actuel des aides sociales.
- Le coût effectif de la mesure (30Milliards d’€) est l’équivalent d’1/20ème des dépenses actuelles de protection sociale, de moins de 2 points de PIB, de l’ensemble des cadeaux fiscaux accordés depuis le début de ce quinquennat. Il se finance par l’augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu pesant sur les 3% de Français aux revenus les plus élevés, une taxation plus équitable des revenus du capital par rapport à ceux du travail et par un taux de croissance envisagée de 2,5% (taux retenu également par les autres partis).
-Le revenu citoyen ne peut pas déraper comme le SMIC ou les minimas sociaux parce qu’il ne peut augmenter plus vite que le revenu médian auquel il est fixé et qui varie selon l’évolution globale de notre économie.
Refonder les piliers de la République
Nous sommes aujourd’hui dépourvus de moyens d’action concrète, dans le cadre de l’Europe, de la mondialisation et de la crise budgétaire et morale de l’Etat. Cela suppose six politiques de refondation préalables à la libération des énergies collectives aujourd’hui bridées.
Une refondation des pouvoirs.
Des pouvoirs renforcés et séparés :
- Une justice indépendante grâce à un pouvoir judiciaire constitutionnalisé et la désignation d’un Procureur Général de la Nation nommé par le CSM et investi par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes pour un mandat de sept ans (non renouvelable). Il aura une autorité hiérarchique et un pouvoir de nomination sur les procureurs généraux et les procureurs de la République, eux-mêmes indépendants du pouvoir politique. Le Garde des Sceaux gèrera le budget et définira la politique pénale, mais ne pourra plus intervenir dans les dossiers, ni dans les nominations. Le CSM doit aussi avoir la tutelle sur l’Ecole Nationale de la Magistrature et sur l’Inspection Générale des services judiciaires.
- Un Parlement plus efficace par une réduction du nombre de sièges (400 à l’assemblée, 200 au Sénat), par une interdiction du cumul des mandats et des fonctions et par la création d‘une dose de proportionnelle. Un statut de l’élu permettrait de favoriser le renouvellement de la classe politique et son ouverture sur la société civile.
- Un exécutif resserré et renforcé autour d’une dizaine de ministères au périmètre stabilisé par loi organique.
Une République allant au bout de la décentralisation.
- Un redécoupage territorial autour de huit à dix grandes régions métropolitaines aux compétences renforcées.
- Des présidents de région élus au suffrage universel direct pour une plus grande visibilité régionale et internationale.
- Les présidents de région seront réunis tous les quinze jours autour du président de la République en un Conseil Territorial chargé des questions de cohésion nationale, d’aménagement du territoire et de stratégie économique.
- Il est nécessaire de créer une nouvelle Collectivité Territoriale, du niveau du département, et regroupant tous les territoires d’un même espace urbain pour les quinze ou vingt plus grandes agglomérations françaises, la métropole. Ces métropoles auraient des compétences notamment en matière de politique de la ville et de politique de sécurité.
- En ce qui concerne les collectivités d’Outre-mer, pour tenir compte à la fois de leur ancrage dans la République et de la prise en compte de leur particularités, il est proposé de tenir plusieurs fois par an un Conseil de l’Outre-mer présidé par le chef de l’Etat réunissant les 11 présidents de régions et collectivités et qu’au moins une fois par an, ce conseil de l’Outre-mer se réunisse en même temps que le Conseil territorial des régions métropolitaines. Cela favorisera notamment les partenariats économiques ou universitaires à développer avec les grandes régions de métropole.
Des garanties pour l’exercice de la citoyenneté.
- Des référendums d’initiative populaire et des référendums à l’échelle locale rendus légaux.
- Des référendums nationaux réguliers, notamment sur la réforme institutionnelle, sur la politique énergétique française, sur une grande réforme fiscale.
Une refondation de l’autorité de l’Etat
Restaurer cette autorité de l’Etat que tous ressentent perdue. Cela passe par un respect des sanctions et une plus grande cohérence de la chaîne pénale :
- Aujourd’hui, un grand nombre de peines restent inexécutées, notamment l’emprisonnement de moins de deux ans. L’exécution des décisions et des peines, notamment à travers l’augmentation de l’offre de peines alternatives pour les courtes peines, doit donc être garantie.
- La réponse à toutes les incivilités, au moyen d’une médiation de proximité ou de juges de paix, avec une graduation de la sanction.
C’est également assurer la tranquillité publique. Il faut pour cela nouer avec les citoyens une nouvelle relation, qui ne soit ni la militarisation de l’action policière véhiculée par la droite, ni le malaise de la gauche.
- Il faut un partage des tâches clair entre une police nationale, d’Etat, assurant les missions de répression judiciaire et de maintien de l’ordre et une police municipale complètement réorganisée, avec un recrutement national sur concours et une harmonisation des effectifs policiers entre villes riches et villes pauvres. Des séances de compte-rendu de l’action policière à l’échelon local, se tiendront en partenariat avec les autorités municipales ou métropolitaines.
- Il faut une police présente sur tout le territoire, sept jours sur sept, nuit et jour. Cela passe par l’établissement dans chaque quartier difficile d’une permanence de police, notamment dans le cadre d’une maison des services publics associant différents services de l’Etat et des collectivités territoriales. Ces effectifs dépendront du commissariat le plus proche et resteront en contact permanent avec lui. Les locaux seront mis à disposition par les municipalités. Tous les moyens techniques et humains doivent être employés, comme la vidéosurveillance.
L’enjeu aujourd’hui, c’est de répondre à toutes les formes de délinquance au bon niveau.
- Cela passe par la constitution d’une chaîne d’intervention, depuis des Groupements d’Intervention Européens, jusqu’aux Groupements d’Intervention Régionaux en passant par un Groupement d’Intervention National interservices, afin de mener une lutte acharnée contre le grand banditisme et les mafias.
- Il faut fixer des priorités claires à l’action de la police en ciblant la délinquance générale qui est la plus pénible au quotidien. Le travail est pollué aujourd’hui par des activités inefficaces – les procédures pour possession limitée de haschich, le traitement des arrestations d’immigrés illégaux. L’essentiel du travail de la police doit pouvoir se tourner vers la délinquance générale qui est source d’inquiétude.
Une refondation de la justice
Il s’agit également de refonder le pouvoir judiciaire autour de trois demandes :
La proximité
- Elle doit être plus proche dans les attentes. Une simplification des juridictions est nécessaire en rapprochant et unifiant juridiction administrative et judiciaire
- Elle doit être plus proche dans l’espace. L’ensemble des affaires les plus simples qui engorgent les tribunaux correctionnels et de grande instance doivent être remises à un traitement de proximité dans le cadre d’une justice de paix, partout sur le territoire et notamment à l’échelle d’un quartier sensible ou d’un bourg rural.
- L’éducation juridique au collège et au lycée et l’effort de clarification du langage judiciairelorsqu’il s’adresse aux justiciables doivent permettre une meilleure compréhension de la justice.
La responsabilité
- Responsabilité du citoyen, en développant la médiation, la conciliation, l’arbitrage et en faisant du tribunal le dernier recours après une phase précontentieuse obligatoire.
- Responsabilité de la chaîne pénale, en renforçant la continuité, notamment par le placement de lapolice judiciaire dans la continuité judiciaire, sous l’autorité de la justice, de même qu’en renforçant les services d’insertion et de probation.
La sérénité
- En mettant en œuvre une pause législative en matière pénale.
- En formant mieux les personnels judicaires à travers la transformation de l’ENM en une grande école des professions judiciaires. Juger, c’est une affaire d’expérience, de parcours humain, pas seulement de compétences techniques. Il faut une entrée plus tardive après des études de juriste, à l’image de la spécialisation des médecins dans le cadre de l’internat. De même il faut développer les passerelles avec les autres professions de justice.
Une refondation de la presse et des médias
La première nécessité est de garantir l’indépendance des médias et la liberté d’information.
- Une loi pour garantir la liberté des médias en interdisant tout contrôle d’un média par un groupe industriel dépendant de la commande ou de la régulation publiques et en renforçant la protection des sources.
- En matière d’égalité des citoyens devant l’information publique, il faut une loi sur le libre accès à l’information.
- Le service public audiovisuel doit recevoir des garanties d’indépendance par l’investiture du président de France Télévisions sur proposition du CSA, soumis à un vote aux 3/5e du Parlement.
- Une Charte des Droits et Devoirs des journalistes et citoyens doit trouver la juste régulation de l’expression publique.
Deuxième nécessité, il faut garantir la pérennité des vecteurs d’information dans le cadre de leurs missions de service public d’information.
- Les aides directes à la presse devront être supprimées graduellement en ne les accordant que dans le cadre d’un projet pluriannuel viable.
- Ces aides doivent être transformées en une baisse de la TVA pesant sur les médias de la presse d’information générale.
Une refondation de l’Ecole républicaine au service de l’égalité et des savoirs
Nous devons ancrer à nouveau l’égalité républicaine sur tout le territoire et dans toutes les écoles. Cela suppose de rompre à la fois avec les logiques de zonage qui stigmatisent plus qu’elles n’aident, avec le cadre parfois étouffant du collège unique et avec les logiques d’autonomie qui en diversifiant l’offre, créant toujours plus d’inégalités. Il est encore temps de rester fidèle à notre modèle républicain. Il faut rétablir l’unité, l’égalité et la primauté des savoirs.
Quels sont les principes à suivre pour l’action ?
- Chaque élève doit être suivi dans un parcours continu de 3 à 18 ans.
- Il faut renforcer la cohérence de la chaîne éducative, parce que les écoles, les collèges, les lycées suivent les mêmes élèves et pourtant restent imperméables les uns aux autres. Pour cela, il faut créer des Cités scolaires attachées à un large territoire, créant ainsi une nouvelle carte scolaire plus cohérente, et rassemblant sous un pilotage commun l’ensemble de la chaîne éducative d’établissements appelée à suivre une génération d’élèves, capable de proposer toutes les filières générales, professionnelles, techniques. Les échanges et les mobilités des enseignants entre établissements d’une même Cité Scolaire doivent être encouragés.
- L’enseignement s’y divisera en deux ensembles, une Ecole du Socle suivant les élèves de 6 à 14 ans et une Ecole de la Détermination permettant aux élèves de définir progressivement leur orientation tout d’abord dans un cycle à tronc commun et options, puis dans deux années finales de spécialisation.
- La proximité doit être accrue par la mise à disposition de locaux dans les immeubles de certains quartiers sensibles ou dans certaines communes rurales sans école pour assurer une permanence éducative dans le cadre du service citoyen (aide aux devoirs, cours de soutien).
- Des places dans toutes les filières sélectives (CPGE, STS, IUT) doivent être réservées aux5% des élèves de chaque lycée ayant eu les meilleurs résultats au baccalauréat.
- Aucun élève ne doit être laissé de côté.
- Suppression des ZEP et dispositifs de zonage et transfert de ces crédits vers un droit personnalisé à l’enseignement prioritaire affecté anonymement à des élèves en fonction de critères scolaires et sociaux. Le décompte de ces droits définirait les effectifs d’une classe (par exemple une classe sans aucun élève relevant du DPEP aurait 30 élèves, une classe avec seulement des élèves prioritaires 15, toutes les situations intermédiaires étant possibles), les crédits pédagogiques supplémentaires de l’établissement et l’accès au soutien scolaire, à l’aide aux devoirs et à des activités culturelles pour l’élève.
- Attention au parcours des élèves pour éviter que nous puissions nous satisfaire d’en laisser chaque année 150 000 sur le bord du chemin. L’âge de formation obligatoire serait porté à 18 ans, incluant l’apprentissage et l’alternance, et obligatoirement validé par une certification.
- Les savoirs doivent rester au cœur de l’école.
- Garantie sur le maintien des volumes horaires d’enseignement.
- Les programmes doivent être stables et consensuels, grâce à un vote aux deux-tiers par l’Assemblée Nationale pour une durée d’au moins deux législatures.
- La priorité reste l’acquisition des premières bases. C’est là que se jouent les inégalités, dès le plus jeune âge. L’âge de scolarité obligatoire serait abaissé à 3 ans. L’école maternelle et primaire doit concentrer les moyens pour les élèves les plus fragiles.
- Les enseignants doivent retrouver le goût d’enseigner.
- Prenons en compte dans le statut des enseignants la distinction entre les jeunes enseignants et les enseignants confirmés, avec des contraintes horaires, des conditions de mutation et des grilles de rémunération distinctes.
- Développement des passerelles à mi-parcours dans la carrière enseignante vers d’autres corps et missions.
Une refondation européenne pour refaire de l’Europe un levier efficace de l’action.
- Il faut un Haut Conseil franco-allemand qui a vocation à créer une large solidarité de fait entre les deux pays à travers :
- Des instruments institutionnels comme un Secrétariat d’Etat franco-allemand commun avec administration intégrée,
- Un Conseil des Ministres commun mensuel et une Conférence des régions et Länder régulière,
- Des politiques de convergence concrètes en matière fiscale, sociale, environnementale.
- Il faut en même temps une Union Pour la Méditerranée refondée, permettant des coopérations plus étroites en fonction de critères de convergence démocratique née du Printemps Arabe.
- Associant les Etats du Nord et du Sud de la Méditerranée partageant un engagement démocratique fort.
- S’appuyant sur des politiques de coopération concrètes (politiques universitaires, environnementales).
- Préfigurant un futur Pôle paneuropéen de stabilité, de démocratie et de prospérité.
- Faire de l’Europe une coopérative pour affronter les grands défis.
- Des eurobligations pour financer les grands projets notamment dans le cadre d’un Fonds Européen de l’Innovation.
- Une politique énergétique commune.
- Des règles de réciprocité claires face aux autres grandes puissances commerciales et la possibilité de tarifs extérieurs communs mobiles pour compenser les déséquilibres de normes sociales et environnementales.
- Des garanties démocratiques pour les citoyens européens.
- La proposition d’élire le président du Conseil Européen au suffrage universel direct.
Faire du modèle social français notre atout et notre identité dans la mondialisation
Notre modèle social est en péril. Pourtant il est au cœur de notre identité. C’est la cause principale des doutes qui minent les Français.
Face à la mondialisation, notre qualité de vie semble en danger. Pourtant, nous devons prendre conscience que c’est notre principal atout et c’est notre identité dans la mondialisation. Un modèle social redevenu exemplaire contribuera à nous faire revenir dans le jeu mondial.
Aujourd’hui, notre conception se limite à un modèle où s’affronte le public, incarné par l’Etat, et le privé, sans aucun lien avec l’intérêt général. Il faut définir une nouvelle philosophie du rôle de l’Etat et du service public, articulé sur trois échelons.
Premier niveau, l’Etat. Il y a les garanties essentielles à la cohésion sociale et nationale, les missions régaliennes et républicaines, qui doivent être assumées par un Etat fort et respecté, comme la sécurité, la défense, l’éducation. Cela suppose une fonction publique capable d’assumer ses missions dans la durée.
- Un statut de la fonction publique unifié imposant des conditions d’exercice, notamment en termes de continuité et de neutralité, mais aussi de transparence, en associant les agents publics aux choix et orientations budgétaires de leurs services.
- La codification. Il faut retrouver l’esprit du code pour lutter contre l’insécurité juridique. Il convient de créer au Parlement une Section de Codification travaillant à l’intégration législative et à la mise en cohérence. Les codes doivent par ailleurs être rendus accessibles sur internet à l’ensemble des citoyens de manière claire et pédagogique.
Deuxième niveau, le service public. Il y a l’ensemble des activités d’intérêt général qui supposent une régulation publique des intérêts privés et une intervention publique en appui pour corriger les inégalités. Cela suppose de construire de nouveaux services publics, en matière de services bancaires, de logement, de consommation, d’accompagnement des parcours professionnels, de la petite enfance.
Troisième niveau, le service citoyen. Le service citoyen doit offrir le cadre de solidarités concrètes et des réponses à des problèmes vécus au quotidien, notamment en termes de maillage territorial de la santé, de l’éducation ou en termes de préservation du patrimoine.
Grâce à cette armature, nous pourrons revitaliser notre modèle social autour de trois axes.
Premier axe : construire de nouveaux services publics.
Un service public bancaire.
Il serait fixé par une loi-cadre et s’appliquerait à l’ensemble des établissements bancaires actifs sur le territoire français ainsi qu’aux autres acteurs financiers – assureurs, fonds d’investissement.
- Les banques doivent contribuer plus efficacement au financement de l’économie réelle. Elles doivent être contraintes d’orienter une part significative des encours d’assurance-vie, de l’ordre de 10%, vers le financement des PME sur le territoire français.
- Les banques doivent aussi concourir au dynamisme économique avec des objectifs de financement de l’innovation et des cadres de prêts jeunes entrepreneurs associant prêts bancaires et bourses publiques existantes.
- Les banques ont également un rôle en ce qui concerne l’égalité des citoyens. Les banques de dépôt doivent proposer un service bancaire universel au moindre coût et dans la plus grande transparence à tous les résidents français.
Un service public du logement.
Fixé par une loi-cadre, il imposerait un cahier des charges à l’ensemble des bailleurs privés et publics sur le territoire français. Il doit être financé par strict redéploiement de certains avantages fiscaux existants, notamment l’avantage Scellier.
- Il s’agit de créer un secteur locatif social privé en organisant les dispositifs de garantie contre les impayés et de soutien au niveau des loyers modérés. Les propriétaires de logements multiples (plus de 10) auraient l’obligation de réserver un quart de leurs logements à un cadre de logement social.
- Il s’agit de favoriser une modération des loyers dans les zones les plus tendues en incitant fiscalement à des loyers adaptés aux revenus des ménages classes moyennes.
- Il s’agit de maîtriser l’offre et la demande par une obligation d’information des services municipaux sur l’occupation des logements et d’unifier la demande de logements sociaux, comme à travers un numéro de demandeur unique.
Un service public de la consommation.
L’accès aux biens de première nécessité est devenu un enjeu majeur de l’égalité entre les citoyens, à l’heure où les mutations de la grande distribution changent la donne. Le poids de ces acteurs commerciaux est en outre essentiel sur l’orientation des types de produits consommés et de leurs origines.
Une loi de service public est nécessaire pour imposer un cahier des charges d’intérêt général.
- Favoriser les productions régionales et nationales par la définition contractuelle avec les acteurs de la grande distribution de pourcentages de produits de ces origines.
- Favoriser la diversité commerciale en favorisant le maintien des petites surfaces, y compris à travers un système de partenariats parrainé par les collectivités locales pour conserver des comptoirs locaux.
Deuxième axe, mettre la personne au cœur du modèle social
La défense de l’égalité des citoyens passe par la proximité et la personnalisation de l’approche.
La santé doit être à nouveau une source de sécurité pour tous les Français en faisant vivre une logique de service public de la santé.
Il faut renouveler le maillage territorial du service public de santé en articulant un nouvel hôpital public décentralisé en trois échelons :
- Un centre hospitalier pour les soins les plus importants et les moyens de recherche.
- Des centres hospitaliers de proximité pour les soins courants et en ambulatoire.
- Des dispensaires, adossés aux pharmacies, dans toutes les communes et les quartiers où c’est nécessaire, pour assurer une présence de personnels soignants, notamment dans le cadre du service citoyen. Il s’agit également de développer la télémédecine. La modulation des exonérations de charge doit favoriser l’installation des médecins en libéral dans les territoires déficitaires, ainsi que le développement de l’exercice regroupé dans les Maisons de Santé Pluridisciplinaires.
Il faut au-delà donner des missions de service public aux personnels de santé :
- Développer l’éducation thérapeutique, notamment par les pharmaciens, et la prévention comme une mission à part entière et reconnue.
- Renforcer la médecine scolaire en redéfinissant ses missions.
- Mettre en avant dans le cadre du service citoyen le développement de l’offre d’activités physiques et sportives.
Le financement de la santé doit être garanti et préservé. Le financement et le besoin doivent être associés au plus près.
- Une nouvelle gouvernance de l’Assurance-maladie avec régime unique d’assurance maladie divisé en grandes régions permettra une meilleure lisibilité et un meilleur pilotage du système de soins, en prenant appui pour le pilotage sur les ARS, tout en maintenant une péréquation de moyens entre les grandes régions. Il faut associer les professions médicales à la gestion des dépenses.
- Une nouvelle prise en compte de la dépense, par un financement plus réaliste de l’hôpital public. Une tarification plus souple mêlant tarification aux actes et tarification forfaitaire doit permettre d’approcher au plus près de la réalité vécue de la santé publique.
L’enseignement supérieur doit être davantage en prise avec les besoins des citoyens dans le cadre d’une société de la connaissance.
L’université doit pouvoir prendre en compte l’ensemble des besoins sur ces territoires pour assumer l’ensemble des parcours étudiants, assurer une formation de qualité et réaliser les objectifs de 50% d’une classe d’âge au niveau licence.
- Cela se fera par la création de grands établissements d’ampleur régionale, capables d’assumer de façon décentralisée à la fois le rôle de proximité et le rôle d’excellence. Ils doivent être réunis avec les grandes écoles et intégrer également les classes préparatoires.
- L’ouverture nationale et mondiale des établissements doit être favorisée en interdisant le recrutement local des enseignants-chercheurs.
- L’autonomie de financement doit s’appuyer sur une capacité de modulation des droits d’inscription des établissements d’enseignement supérieur dans le cadre des possibilités spécifiques fournies par le revenu citoyen des jeunes de 18 à 25 ans.
L’enseignement supérieur doit être capable de faire face aux demandes de professionnalisation et de développement des nouvelles techniques.
- Pour la revalorisation des savoirs techniques et professionnels, pour que l’intelligence de la main soit reconnue à égalité, il faut ouvrir les universités aux savoir-faire, notamment à travers lacréation de Grandes Ecoles Professionnelles qui permettraient de fédérer et d’aiguillonner les apprentissages dans certains domaines clés – hôtellerie, agriculture, compétences spécifiques des techniciens de l’aéronautique ou des chantiers navals.
- De même, je souhaite que la France se dote de deux ou trois Cités de l’Artisanat concentrant les savoir-faire de domaines d’excellence grâce à la mise à disposition d’infrastructures, grâce à un effort de diffusion par les pouvoirs publics, grâce enfin à un soutien à l’activité par des franchises fiscales.
Nous devons assumer une société de libertés et de respect.
- La situation des femmes, notamment dans le cadre de la vie professionnelle et dans le partage des tâches domestiques, impose une action volontariste.
- Attaquons-nous aux causes réelles des inégalités plutôt que de déplorer les symboles. Les femmes s’engagent de plus en plus dans des carrières exigeantes, en temps et en souplesse. Il faut des cadres de service public de la petite enfance pour mieux prendre en charge les enfants, notamment à proximité de leur lieu de travail. Cette prise en charge pourrait être fortement mutualisée par les entreprises en incitant à la création de crèches d’entreprise, interentreprises ou dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire.
- Faisons du respect de la parité un critère de responsabilité des entreprises pris en compte dans la modulation de l’impôt sur les sociétés.
- L’ensemble des discriminations doit être combattu.
- En réponse aux réalités concrètes de l’homoparentalité, de la transsexualité, des familles recomposées et monoparentales, il s’agira de définir le meilleur consensus concret pour sortir des hypocrisies et offrir des solutions à toutes et à tous pour vivre au mieux, au quotidien et dans la plus grande sécurité juridique possible.
- Il faut faire de l’égal respect dû à tous les citoyens, quelles que soient leur origine, leur croyance ou leur couleur de peau, un axe fort de l’action publique, en mettant en œuvre dans le cadre du service citoyen des actions de sensibilisation, de prévention et de contrôle (notamment opérations test).
Troisième axe, l’équilibre des territoires.
L’équilibre de nos territoires est une condition essentielle pour donner à tous les Français les garanties de l’égalité dans ce temps de changement. Il suppose un nouvel ancrage régional des politiques publiques.
La mondialisation impose des contraintes fortes sur la cohésion de nos territoires, sur l’égalité entre les citoyens. Il y a là une exigence de volontarisme mais aussi sur la conception même de ces territoires.
Et nous ne pourrons offrir un espoir qu’en changeant radicalement les modes de vie.
- Dans le cadre du Plan Vert, chaque ville française sera amenée à se doter d’un quartier écologique, dont le projet sera financé dans le cadre de partenariats public-privé, et à engager une transformation de ses centres-villes vers le passage des transports individuels à des formes nouvelles de transports collectifs, notamment la location ponctuelle de véhicules électriques.
- Des réseaux de transport mieux développés et des programmes spécifiques, pour encourager les populations dans les zones rurales dépendant de la ville, doivent faire respirer la ville, en ouvrant la possibilité de créer pour les très grandes agglomérations des dispositifs de péages urbains, assorties de conditions d’équité strictes.
- Tous les Plans Locaux d’Urbanisme et d’occupation des sols, en s’appuyant sur les ressources techniques des intercommunalités, devront prendre en compte des critères environnementaux, notamment en termes de constructions de bâtiments basse consommation et de schémas locaux de transports. L’habitat durable sera au cœur des projets, en mettant en œuvre pour les communes une mutualisation des moyens, une formation des élus et des échanges de bonnes pratiques. Par ailleurs les équilibres naturels devront être préservés dans le cadre des Zones Natura 2000.
Il faut une garantie d’égalité républicaine pour nos banlieues, car ces quartiers populaires sont devenus les symptômes d’un mal français qui est la ségrégation et l’accroissement des inégalités.
- La métropole doit devenir le niveau d’une politique de la ville à la fois complète et proche des besoins. Le désenclavement, la mixité sociale, les déplacements travail-domicile sont des enjeux à traiter au niveau des nouvelles métropoles, qui sont gage de mise en commun des moyens et de vision d’ensemble pour les problématiques de ségrégation, de sécurité, de transport et d’activité économique.
- Les habitants des quartiers doivent avoir la capacité de prendre en main leur destin. C’est pourquoi au sein de ces métropoles ils doivent recevoir une représentation spécifique fondée sur des conseils de quartier élus au suffrage universel. Ces conseils auront notamment compétence pour conclure avec les élus locaux des projets territoriaux.
- Les quartiers sensibles doivent bénéficier d’une stratégie systématique d’accès aux services publics par deux moyens, d’une part la création de Maisons des Services Publics à direction unique et d’autre part à travers l’emploi de locaux mis à disposition au sein des grands ensembles pour assurer des missions de santé et de prévention, du soutien scolaire, du lien social, dans le cadre du service citoyen.
- Le sujet majeur, c’est l’emploi. Il manque pour cela un outil, à côté de l’ANRU et de l’ACSEC. Les quartiers sensibles doivent également être revitalisés économiquement par une Agence Nationale de Développement Economique capable de fédérer l’ensemble des initiatives privées, publiques, associatives en la matière.
Il faut aussi une garantie de vitalité pour nos territoires ruraux.
- C’est pourquoi dans le cadre du service citoyen, je souhaite que chaque commune mette à disposition un local pour accueillir quelques intervenants qui seront capables, selon les cas, d’accompagner les personnes âgées, d’offrir des services de transport ponctuels, de donner une aide juridique et administrative.
- Il faut développer les transports collectifs individualisés – comme les taxis collectifs.
Les paysages sont au cœur de l’identité française. Or aujourd’hui, l’enlaidissement des abords des villes est ressenti par tous comme une perte. La beauté et l’art de vivre sont aussi notre patrimoine.
- Une Charte des paysages doit permettre la valorisation des identités, par une législation plus stricte en matière d’affichage publicitaire notamment.
- La préservation des terres agricoles doit être renforcée notamment à la périphérie des villes, en faisant le choix d’une emprise urbaine moins dense au profit de la revitalisation de villages de proche périphérie grâce à un meilleur accès aux infrastructures.
Créer les leviers de la transformation économique de la France
L’économie française décroche, non seulement vis-à-vis des pays émergents, mais aussi vis-à-vis de certains de nos partenaires. Il s’agit de faire naître un nouveau modèle économique en prise avec le monde afin de faire de la France un pays pionnier de la révolution écologique et énergétique et d’anticiper les changements structurels de l’économie de l’avenir, notamment sur les nouvelles interdépendances entre services et industries.
LE REVENU CITOYEN
1) DE QUOI S’AGIT-IL ?
Il s’agit d’un revenu mensuel garanti de 850 euros, qui concerne tous les Français à partir de 18 ans.
Ce revenu est versé en totalité ou en partie aux personnes dont les revenus se situent entre 0 et 1500 euros par mois, ce qui correspond à peu près au revenu médian. (5 millions de Français en totalité et 20 millions en partie)
Il est donc cumulable, mais de façon dégressive, avec les autres revenus perçus dans cette limite de 1500 €.
Il remplace l’ensemble des allocations sociales existantes (sauf allocations familiales).
Ainsi une personne qui n’a aucun revenu bénéficiera d’un revenu minimum de 850€ ; celle qui a un revenu en dessous de 1500€ verra son niveau de revenu s’améliorer ; enfin, en aucun cas, l’incitation à travailler n’est remise en cause puisque la hiérarchie des revenus, avant perception du revenu citoyen, est respectée.
Exemples et illustration:
| Revenu du travail (ou autre rente, intérêts, pension alimentaire etc…) | Fraction du revenu citoyen versée chaque mois | Revenu total de la personne en fin de mois |
| 0 | 850 | 850 |
| 500 | 400 | 900 |
| 750 | 250 | 1000 |
| 1000 | 150 | 1150 |
| 1073 (SMIC) | 130 | 1203 |
| 1400 | 25 | 1425 |
| 1500 | 0 | 1500 |
Légende : en bleu, le revenu citoyen / en rouge, le revenu d’origine
En abscisse les revenus du travail en centaines d’euros, en ordonnée le revenu total
2) QUELS OBJECTIFS ?
Il s’agit d’un véritable choix de société qui permet une transformation en profondeur des mentalités et des habitudes pour affronter le défi de l’ouverture sur le monde.
- Une société de dignité où on ne laisse personne sur le bord de la route
- Une société de solidarité, où toutes les activités utiles à l’intérêt général sont prises en compte à leur juste place.
- Une société de responsabilité, où l’on donne les moyens à chacun, par un contrat de confiance, de trouver sa place dans la société.
Il s’agit également d’une réponse aux besoins du quotidien.
- Garantir un minimum vital de 850 euros net mensuel à chaque citoyen;
- Donner un coup de pouce sur le pouvoir d’achat à tous les travailleurs ou retraités précaires gagnant moins de 1500 euros net mensuel;
- Donner une sécurité dans le temps à l’ensemble des citoyens favorisant la consommation, la formation, l’entreprenariat.
Exemples de catégories sociales visées :
-Les plus défavorisés (femmes retraitées de l’agriculture, travailleurs pauvres, caissières à temps partiel subi…) qui ont ainsi un socle de dignité inaliénable.
-Les étudiants qui bénéficient d’un socle d’autonomie pour le choix et le financement de leurs études, de leur formation, de leur logement.
-Les classes populaires et la moitié inférieure des classes moyennes, qui a peur du déclassement, par un surcroît de pouvoir d’achat, compensant notamment les hausses de prix alimentaires ou de l’énergie.
-L’ensemble de la société par l’emploi des énergies inutilisées au service de l’intérêt général.
3) A QUELLES CONDITIONS ?
- Etre citoyen français
- Etre majeur (plus de 18 ans)
- N’avoir aucun revenu ou des revenus inférieurs à 1500€
- Accomplir ses devoirs de citoyen : Etre inscrit sur les listes électorales et avoir voté aux dernières élections, pouvoir être tiré au sort comme juré d’assises, respecter les lois de la République.
- S’engager, pour ceux qui n’ont pas ou plus d’activité professionnelle, en faveur de l’intérêt général, par exemple dans le cadre du service citoyen, obligatoire pour les jeunes, mais ouvert à tous les âges de la vie
- Modalités d’affectation particulière dans certains cas (fléchage des dépenses vers le financement des études, la formation, le logement pour les jeunes et étudiants, par exemple)
Quelques cas concrets:
Une femme travaillant à temps partiel, avec de faibles revenus, par exemple une caissière de supermarché avec un contrat de 15 heures hebdomadaires, qui touche aujourd’hui un peu moins de 500 euros nets, recevrait un revenu citoyen de 400 euros et aurait un revenu total par mois de 900 euros.
Un ouvrier du bâtiment, ou dans une autre branche, travaillant à temps plein au SMIC toucherait en plus 130 euros de revenu citoyen par mois.
Un enseignant débutant gagnant 1400 euros par mois recevrait 25 euros de revenu citoyen.
Pour les retraités :
Un retraité avec une retraite (ou des revenus cumulés) supérieure à 1500 euros, n’aurait pas droit à un revenu citoyen.
Un retraité touchant une retraite de 1000 euros recevrait un supplément de 150 euros par mois par le revenu citoyen. Un retraité touchant seulement le minimum vieillesse (700 euros) verrait le revenu citoyen de 850 euros s’y substituer.
Pour les chômeurs :
Une personne touchant des allocations chômage supérieures à 1500 euros n’aurait droit à aucun revenu citoyen.
Une personne touchant des allocations chômage inférieures à 1500 euros par mois recevrait un surcroît de revenu citoyen comme les travailleurs dans la même situation.
Une personne en chômage de longue durée touchant l’Allocation Spécifique de Solidarité (environ 600 euros) verrait le revenu citoyen de 850 euros s’y substituer.
Pour les personnes handicapées :
Le revenu citoyen serait cumulable avec les revenus et des prestations spécifiques compenseraient les inégalités éventuelles par rapport à la situation actuelle.
Pour les jeunes et les étudiants :
Le revenu citoyen serait versé pour des dépenses affectées, notamment le logement et le financement des études, d’une formation ou d’un projet professionnel.
4) COMMENT FINANCER ?
Le coût effectif de la mesure est évalué à 30 Milliards d’euros. (Coût total de la mesure : 90 Milliards d’€ moins 60 Milliards de réaffectation d’allocations sociales et de retour sur consommation). C’est une somme importante bien sûr, mais il faut prendre des ordres de grandeur :
- C’est un vingtième des dépenses de protection sociale actuelles en France (600 milliards).
- C’est moins de deux points de PIB qui permettent d’enclencher un meilleur partage des richesses.
- C’est du même ordre de grandeur que les dépenses fiscales votées au cours du quinquennat, depuis la loi TEPA.
Le financement passerait par plusieurs lignes de crédit :
-par la justice à travers une augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu, pesant exclusivement sur les 3% de Français aux revenus les plus élevés et taxant de façon plus équitable les revenus du capital par rapport à ceux du travail, amènerait 19 milliards de recettes.
- par la croissance grâce aux recettes supplémentaires générées par la croissance économique envisagée de 2,5% sur le quinquennat ainsi que des économies de frais de gestion et d’administration prévisibles en raison de la substitution du revenu citoyen au versement de plus d’une dizaine d’allocations sociales diverses, à hauteur de 11 milliards d’euros.
5)REPONSES AUX OBJECTIONS ET CRITIQUES
C’est une incitation à la paresse !
Non, car d’un point de vue philosophique, c’est une démarche de confiance et de responsabilité qui part de l’idée que l’immense majorité d’entre nous souhaite trouver la meilleure utilité sociale à son énergie.
Non, car d’un point de vue pragmatique, choisir de vivre avec 850 euros, ce n’est pas une démarche qui permet de vivre dans le luxe, c’est le minimum vital pour préserver la dignité. Et c’est ne pas cotiser pour sa retraite.
Non, car d’un point de vue économique, c’est un moyen de permettre à certains d’envisager une activité, un travail, une entreprise personnelle (coût de transports, garde d’enfants, sécurité en cas de changement de situation).
En outre, il y a plusieurs dispositifs pour renforcer l’utilité ressentie de chacun.
Il y a une obligation morale à accomplir une activité d’intérêt général qui peut se matérialiser par une « déclaration d‘engagement ».
Il y a un cadre pratique pour le faire, à travers le service citoyen, obligatoire pour les jeunes, mais généralisé à tous les âges de la vie.
Il y a une incitation financière à travailler, puisque le revenu citoyen est cumulable avec les revenus du travail, évitant les trappes à pauvreté.
C’est un gouffre financier !
Non, car le revenu citoyen serait financé aux deux-tiers par la réaffectation de ressources existantes, notamment les minima sociaux et les multiples aides aujourd’hui éparpillées.
Non, car le revenu citoyen peut être source d’importantes retombées positives, notamment par les économies de coûts de gestion des aides sociales ou l’implication dans des activités utiles.
Non, car le revenu citoyen ne peut pas déraper comme le SMIC ou les minima sociaux, parce qu’en toute logique, il ne peut augmenter plus vite que le revenu médian auquel il est fixé. Or celui-ci est très lié à des valeurs objectives et à l’évolution globale de l’économie
C’est une façon de s’acheter une bonne conscience !
Non, car il s’agit justement de sortir d’une spirale qui lie assistance financière et accompagnement des personnes en difficulté. Il est possible désormais de se concentrer sur les causes sociales de la pauvreté : la solitude, les dépendances, la prise en charge de certaines affections psychiques.
Non, car les minima sociaux actuels ne sont ni suffisants pour mener une vie digne, ni particulièrement généreux en comparaison de nos voisins européens puisqu’il serait d’un niveau comparable à celui des Pays Bas (600 euros), de la Grande Bretagne (750 euros) et de l’Irlande (805 euros) et d’un niveau bien inférieur au Danemark (1200 euros) ou au Luxembourg (1185 euros).
Quelles sont les allocations sociales fondues dans le revenu citoyen ?
Le revenu citoyen remplace toutes les allocations sociales et allocations de logement existantes, notamment le Revenu de Solidarité Active (RSA), le Minimum Vieillesse, l’Allocation Spécifique de Solidarité (ASS), l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), les Aides Personnalisées au Logement (APL), la Prime pour l’Emploi (PPE), les allocations de rentrée scolaire et les allocations exceptionnelles diverses.
Le principe est qu’aucun bénéficiaire d’allocations sociales ne devra supporter de baisse de revenu à cause du passage au revenu citoyen. Cela suppose des dispositions spécifiques dans le cadre des versements les plus élevés de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)
CINQ BONNES RAISONS DE SOUTENIR LE PROJET DE DOMINIQUE DE VILLEPIN
1) Un projet qui rend sa dignité à chaque citoyen Français
-en remplaçant toutes les allocations sociales trop souvent synonymes d’assistanat humiliant par unrevenu citoyen de 850€ par mois pour les personnes sans ressources, qui retrouvent ainsi un socle de dignité par une activité au service de l’intérêt général
- en donnant du pouvoir d’achat aux personnes qui gagnent moins de 1500€ par mois (versement d’une fraction du revenu citoyen, allègement des cotisations salariales sur la feuille de paye grâce à la TVA 3E)
- en permettant à chacun de s’engager plus facilement dans un projet professionnel ou de formation(pour les jeunes qui pourront financer avec le revenu citoyen leurs études, leur formation professionnelle ou leur logement, pour les ouvriers ou employés licenciés en fin de droit qui toucheront 850€ au lieu des 600€ d’ASS pour leur faciliter un nouveau départ dans une autre activité)
2) Un projet qui affirme la solidarité entre citoyens
-en créant un service citoyen, obligatoire pour les jeunes mais ouvert à tous, facteur de brassage social et support de missions d’intérêt général (appui aux services publics de santé, d’éducation, aux associations reconnues d’utilité publique, à la coopération internationale…)
-en créant de nouveaux services publics : un service public bancaire pour garantir à chacun l’accès aux services de base (ouverture d’un compte) ; un service public du logement pour développer avec les bailleurs privés des missions d’intérêt général (logement social, encadrement des loyers pour les classes moyennes)
- en réduisant les inégalités territoriales en matière d’accès à la santé dans nos campagnes(nouveau maillage territorial avec 3 échelons pour l’hôpital public : centre hospitalier avec moyens de recherche, hôpitaux de proximité, dispensaires ou maisons de santé adossées aux pharmacies ; modulation des exonérations de charges sociales pour l’installation de médecins libéraux dans les territoires déficitaires…), en matière d’accès à l’emploi dans les quartiers (création d’une agence de développement économique, bourse interactive pour l’emploi s’appuyant sur les réseaux sociaux, droit personnalisé à l’enseignement prioritaire…)
3) Un projet qui renforce la démocratie autour des principes républicains
-en créant un statut du citoyen, qui a des droits mais aussi des devoirs, dont celui de s’inscrire sur les listes électorales et de voter (modification de la Constitution pour rendre le vote obligatoire, avec reconnaissance du vote blanc) mais aussi de payer l’impôt (impôt citoyen obligatoire dès le premier euro pour tous, même de façon symbolique pour les plus démunis, et réellement progressif)
- en garantissant l’indépendance des pouvoirs (de la justice par rapport au pouvoir exécutif avec un Procureur de la Nation nommé par le CSM et investi par le Parlement ; des médias dont les contrôles par des groupes industriels dépendant de la commande ou de la régulation publiques seront interdits)
- en redonnant la parole au peuple par le recours régulier au référendum, notamment sur la réforme institutionnelle (suppression d’un tiers des parlementaires, réduction du nombre des régions de 22 à 10, dans un souci d’efficacité et de réduction du train de vie de l’Etat et des collectivités locales) et sur la politique énergétique (avec option de sortie du nucléaire)
4) Un projet qui relance le dynamisme de notre économie
-en nous dotant des instruments pour devenir une économie pionnière de l’environnement et de l’innovation (TVA sociale et environnementale, Conseil National Stratégique et Plan Vert, cogestion dans les entreprises, patriotisme économique avec le label « produit de France, soutien à l’économie numérique, objectif de 3% du PNB pour la R&D)
- en soutenant les PME pour développer leurs activités et créer des emplois (financement par les encours d’assurance vie, aide au regroupement et au parrainage par les grandes entreprises)
- en menant la bataille de l’emploi par le renforcement de nos atouts (agriculture de qualité, industries du tourisme et du luxe, nouvelles technologies), par une politique volontariste en matière de créations d’emploi, de formation et d’éducation ( TVA 3E qui allège le coût du travail, fixation d’un taux de jeunes en emploi dans les entreprises de plus de 500 salariés, service public des parcours professionnels, refondation de notre Ecole pour plus d’efficacité avec une Ecole du Socle de 6 à 14ans et une Ecole de la Détermination de 14 à 18ans incluant l’apprentissage et l’alternance)
5) Un projet qui rétablit l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde
-en faisant entendre la voix de la France partout dans le monde, grâce à une diplomatie sans cesse en initiative qui s’appuie sur nos atouts (notre histoire, nos valeurs universelles, nos collectivités d’Outre-mer, notre capacité de dialogue et de médiation dans les conflits, notre rayonnement culturel et francophone)
- en réaffirmant l’indépendance de notre politique étrangère (sortie du commandement intégré de l’OTAN, retrait d’Afghanistan)
-en jouant un rôle moteur en Europe à partir d’une coopération étroite et quotidienne avec l’Allemagne (création d’un Haut Conseil permanent franco allemand)















