Jean-Marc Ayrault premier ministre du gouvernement de François Hollande président 2012, né le 25 janvier 1950 à Maulévrier (Maine-et-Loire), est un homme politique français, Premier ministre nommé le 15 mai 2012 par le Président de la République française François Hollande.

Ancien maire de Saint-Herblain et conseiller général de Loire-Atlantique, il est maire socialiste de Nantes depuis 1989, député depuis 1986 et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 1997.

Jean-Marc Ayrault est l’ainé des cinq enfants1 de Joseph Ayrault (né en 1921 à Maulévrier), ouvrier agricole, puis dans une usine textile, avant d’être cadre dans cette même usine, et de Georgette Uzenot (née en 1928 à Nantes), couturière puis femme au foyer.
Il est élève de l’école primaire catholique Saint-Joseph de Maulévrier et, de 1961 à 1968, du lycée public Colbert de Cholet. Il fait ensuite des études supérieures d’allemand à l’université de Nantes. En 1969-1970, il passe une partie de l’année (un « semestre ») en Allemagne, à l’université de Wurtzbourg. Il est licencié en allemand en 1971, puis passe le CAPES en 1972. Il fait son année de stage au collège de la Trocardière (Salvador Allende) à Rezé et est nommé professeur à Saint-Herblain au collège de l’Angevinière en 1973.
Jean-Marc Ayrault est exempté du service national en 1976. Devenu maire de Saint-Herblain, il n’occupe plus pendant quelques années qu’un poste de professeur à mi-temps.

Vie privée
En septembre 19715, il épouse Brigitte Terrien, de Maulévrier, étudiante en Lettres modernes, professeur de français à partir de 1974. Elle devient ensuite conseillère générale du canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre entre 1982 et 2001. Ils ont deux filles Ysabelle et Élise.

Durant son adolescence, Jean-Marc Ayrault devient membre du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne, d’abord à Cholet, puis à l’université de Nantes. Cette organisation a joué un rôle essentiel dans sa formation politique dans la mesure où, dans les années 1966-1968, elle est marquée par une vision libératrice de la religion et elle aurait adopté certains éléments du marxisme7 comme outil d’analyse de la société.
Durant ses études, Jean-Marc Ayrault veut s’investir dans l’action politique et s’intéresse au Parti socialiste. Il quitte le MRJC fin 1970 et rencontre à Nantes au début de 1971 son premier mentor politique, Bernard Hazo, membre de la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand. C’est dans ce cadre qu’il participe à la préparation du congrès d’Epinay, en apportant sa voix à la motion Poperen. Après le congrès, la tendance Poperen se retrouve dans la minorité, Pierre Mauroy s’étant rallié à François Mitterrand. Jean-Marc Ayrault adhère ensuite personnellement au PS. Bernard Hazo, déçu par le tournant de 1983, quittera le PS en 1984 pour rejoindre le Parti des travailleurs.
Après un passage à la Jeunesse socialiste, Jean-Marc Ayrault entre en janvier 1972 dans la section de Saint-Herblain du PS, dont il va assez vite devenir secrétaire-adjoint, puis secrétaire en 1974, alors que celle-ci passe d’une vingtaine à une centaine de membres de 1972 à 1977.

Maire de Saint-Herblain
Lors des élections cantonales de 1976, Jean-Marc Ayrault est élu dans le canton de Saint-Herblain-Indre. Il siège au conseil général jusqu’en 1982. Il participe à des luttes à propos du Sillon de Bretagne et des centres sociaux de Saint-Herblain.
En 1977, il affronte directement Michel Chauty pour la mairie de Saint-Herblain et devient (avec 56 % des voix) le plus jeune[réf. nécessaire] maire de France d’une commune de plus de 30 000 habitants. Il a pour premier adjoint Charles Gautier, qui sera son successeur.
En 1978, il est désigné comme candidat par les militants pour les élections législatives, devant Alain Chénard, mais celui-ci est imposé par François Mitterrand pour des raisons d’équilibre entre les ex-SFIO (les « mauroyistes ») et les nouveaux socialistes. Jean-Marc Ayrault refuse d’être son suppléant (il le sera en revanche de 1981 à 1986).

En 1979, il entre au comité directeur du Parti socialiste lors du congrès de Metz, au cours duquel il est membre de la commission des résolutions. Peu après, le courant CERES prend la direction de la fédération de Loire-Atlantique, avec Jean Natiez comme secrétaire. En 1981, au congrès de Valence, il entre au bureau exécutif national. Jean Natiez quittant le secrétariat fédéral de Loire-Atlantique, Jean-Marc Ayrault laisse cette fonction à Charles Gautier, son premier adjoint à Saint-Herblain.
Pendant ses deux mandats, on peut signaler les travaux de réhabilitation du Sillon de Bretagne ainsi que des interventions municipales à propos d’entreprises ; la construction de la salle de spectacles Onyx.
De 1977 à 1982, il intervient assez souvent, en particulier à propos d’un projet de centrale électro-nucléaire au Pellerin, qui concerne assez directement son canton. Mais à cette époque le Conseil général de Loire-Atlantique a une majorité de droite.

Élu à l’issue des élections législatives de 1986, il est député de la troisième circonscription de ce département depuis 1988.
Il devient président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale en 1997. À cette fonction, il connaît un revers en 1998 à propos du projet de loi sur le PACS, présenté par le gouvernement, mais qui échoue en première lecture parce que les députés socialistes ne sont pas assez nombreux ce jour-là. Le PACS sera finalement voté plus tard.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2007, il proclame dès septembre 2006 son soutien à Ségolène Royal dans le cadre des primaires organisées par le Parti socialiste.
Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, il est réélu député pour un sixième mandat consécutif avec 66,15 % des voix, après avoir frôlé la réélection dès le premier tour à 49,76 % des suffrages20. Le 25 juin 2007, il est reconduit pour la troisième fois comme président du groupe parlementaire, devenu le Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés (SRC). Au premier tour, il obtient 78 voix sur 179 suffrages exprimés. Après le retrait de l’ensemble de ses concurrents (Philippe Martin 38 voix, Jean Glavany 33 voix et Arnaud Montebourg 30 voix), il est élu au second tour avec 117 voix.
Proche du nouveau président de la République François Hollande, il soutient ce dernier dans le cadre de la primaire socialiste de 2011 et participe activement à sa campagne présidentielle.