J’ai été investi le 22 octobre dernier comme candidat du Parti socialiste et des Radicaux de gauche pour l’élection présidentielle de 2012.

Ancien compagnon de Ségolène Royal avec qui il a quatre enfants, François Hollande est député de la 1ére circonscription de la Corrèze depuis 1997, et président du conseil général de la Corrèze depuis 2008. Il a été maire de Tulle de 2001à 2008.

François Hollande remplace Lionel Jospin comme premier secrétaire du Parti socialiste français quand celui-ci devient Premier ministre en 1997. Fin tacticien, habile négociateur dans la recherche du compromis (la « synthèse » comme on dit au PS), excellent orateur (parfois comparé à François Mitterrand) et non dénué d’humour, il le restera jusqu’en 2008, battant le record de longévité à ce poste.

A l’approche de la présidentielle de 2012, François Hollande se présidentialise. Celui qu’on surnommait « Flamby » affine sa silhouette (quelques kilos perdus) et s’abstient de ses habituels traits d’humour. Il est aujourd’hui le compagnon de la journaliste Valérie Trierweiler.

Pour 2012, François Hollande ne cache pas son ambition de devenir président de la République. Il se veut un président « normal » par opposition à Nicolas Sarkozy.

Arrivé en tête du premier tour la primaire socialiste le 9 octobre 2011 face à Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, François Hollande s’impose face à Martine Aubry au second tour le 16 octobre.

Je mesure l’espoir que je représente pour le peuple de gauche aussi bien que la confiance qui m’a été transmise à l’issue du processus des primaires. Jamais candidat n’aura été aussi solidement investi, jamais candidat n’aura eu autant de responsabilités devant l’Histoire : relever notre République abîmée, réconcilier notre peuple fragmentée par une décennie de politique injuste, offrir à notre jeunesse un avenir qu’elle mérite.

Le service de l’Etat, de la République, la lutte contre les injustices n’ont jamais cessé de rythmer mon existence. C’est la raison pour laquelle, j’intègre Sciences Po, où je prends la tête de l’UNEF, que je vais à HEC, puis à l’ENA où je milite pour une réforme démocratique de cette institution. L’attirance pour la politique, l’adhésion aux idéaux de gauche et l’intérêt pour la démarche de François Mitterrand se sont affirmés durant ces années. Ma vie politique débute en Corrèze en 1981, où commence ce long combat face à J. Chirac. Sans doute n’imagine-t-il pas que non seulement je ferai basculer son département à gauche, que j’y ferai ma terre d’élection, le lieu de ma légitimité, mais qu’en plus je deviendrai son premier opposant à partir de 2002 comme Premier secrétaire du Parti socialiste.

Durant ces onze années à la tête de mon parti, quelles qu’eurent été les enjeux, dans la victoire comme dans la difficulté, je ne me suis jamais laissé détourner de mon devoir. La ténacité, l’abnégation, la volonté, sont autant de vertus que j’ai développées durant cette mission.

Ce nouveau défi, le plus important de toute ma vie, je le relèverai avec vous, avec les forces que j’ai développées durant ces années et avec les valeurs, les croyances celle qui dans le for de ma conscience ont guidé mon chemin et m’ont conduit à défendre nos valeurs lors de l’élection présidentielle.

« Notre pays est confronté à la crise la plus profonde depuis la seconde guerre mondiale. Notre économie est à bout de souffle, notre modèle social se disloque, notre système éducatif est en souffrance. Il en ressort une inquiétude, un doute, un soupçon sur la capacité de notre pays à garantir ce qui de tout temps a fait notre force, cette promesse républicaine qui veut que la génération qui vient, vivra mieux que la précédente, cette certitude que les jeunes qui arrivent, prendront toute leur place dans la société. Ce plébiscite pour l’avenir, je l’appelle, le rêve français. Le projet que je vous propose a cette vocation, réanchanter ce rêve français et faire, avec vous, de ce rêve, la réalité de demain. »