La prochaine élection présidentielle de la Ve République, dixième du genre, neuvième au suffrage universel direct, doit permettre d’élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Elle se tiendra les 22 avril et 6 mai 20121, sauf en cas d’empêchement d’un candidat ou du Président, ou bien de vacance, ce qui retarde ou bien avance les opérations électorales

Découvrez ici les résultats des élections du premier tour de la présidentielle 2012

Résultat Premier Tour 2012

François Hollande (28%) - Nicolas Sarkozy  (25%)

(3) Marine Le Pen  (20%)
Jean Luc Mélenchon  (11,5%)
François Bayrou (8%)
Eva Joly (2%)
Nicolas Dupont-Aignan (1,8%)
Philippe Poutou (1,2%)
N. Arthaud (0,7%)
Jacques Cheminade (0,2%)












Taux d’abstention du premier tour 2012 à 19H30

19,80 %

Le président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Conformément à la révision du 23 juillet 2008 qui n’empêche l’exercice de la Présidence qu’à celui qui vient d’effectuer deux mandats consécutifs, le président de la République française depuis 2007, Nicolas Sarkozy, est éligible pour concourir à un second mandat de cinq ans.

Seuls peuvent se présenter les citoyens français âgés d’au moins 18 ans (23 ans avant 2011). Les candidats doivent valider leur demande de candidature par la fourniture de 500 « parrainages » d’élus de la République selon un processus fixé par la loi5.
Le Conseil constitutionnel est, selon l’article 58 de la Constitution, en charge de la régularité de l’élection, de l’examen des réclamations et de la proclamation des résultats.

Les candidats déclarés pour l’élections présidentielles 2012

  • Nathalie Arthaud – Lutte ouvrière
  • Philippe Poutou – Nouveau Parti anticapitaliste
  • Jean-Luc Mélenchon – Front de gauche
  • Eva Joly – Europe Écologie Les Verts
  • Jean-Pierre Chevènement – Mouvement républicain et citoyen
  • François Hollande – Parti socialiste
  • François Bayrou – Mouvement démocrate
  • Corinne Lepage – Cap21
  • Hervé Morin – Nouveau Centre
  • Dominique de Villepin – République solidaire
  • Christine Boutin – Parti chrétien-démocrate
  • Nicolas Sarkozy – Union pour un mouvement populaire
  • Frédéric Nihous – Chasse, pêche, nature et traditions
  • Nicolas Dupont-Aignan – Debout la République
  • Marine Le Pen – Front national
  • Philippe de Villiers – Mouvement pour la France

Le déroulement de l’élection présidentielle est fixé par les articles 6, 7 et 58 de la constitution française.
Les modalités de l’élection sont fixées par une loi organique, et plus précisément celle du 6 novembre 1962, qui détermine dans son article II les dispositions du code électoral. Certaines conditions d’éligibilité, intégrées au livre 1er, qui traite pourtant en priorité de l’« Élection des députés, des conseillers généraux et des conseillers municipaux », sont applicables au scrutin présidentiel, en particulier l’article LO-127 du code électoral. Une nouvelle loi organique en date du 14 avril 20113 a modifié dans son article 20 le second alinéa de l’article 154 du code électoral4 qui abaisse à dix-huit ans au lieu de vingt-trois l’âge minimum de candidature.
Depuis le référendum de 1962, le scrutin présidentiel se déroule au suffrage universel uninominal direct. Si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu. Dans le cas contraire, un second tour est organisé pour départager les deux candidats qui ont obtenu les meilleurs résultats au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.
Dans la pratique, un deuxième tour de vote a toujours été nécessaire, aucun candidat n’ayant jamais dépassé 50 % des suffrages exprimés au premier tour (Charles de Gaulle a obtenu 44,6 % lors de l’élection de 1965, le maximum rencontré jusqu’à aujourd’hui).
Les résultats du scrutin sont proclamés par le Conseil constitutionnel qui a également la charge de veiller à la régularité de l’élection.

Les élus qui peuvent « parrainer » un candidat sont :

    • les députés et les sénateurs,
    • les maires (maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille),
    • les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger,
    • les présidents des organes délibérants des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des communautés de communes,
    • les conseillers généraux des départements, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon et du conseil de Paris,
    • les conseillers régionaux,
    • les membres élus de l’assemblée de Corse, de l’assemblée de la Polynésie française, du congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie et de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna,
    • le président de la Polynésie française et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
    • les membres du Parlement européen élus en France et ressortissants français.

Le nombre de signataires potentiels est d’environ 45 000 personnes dont plus de 36 000 maires.
Ces parrainages doivent venir d’au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer différents (les représentants des Français de l’étranger et des élus du Parlement européen étant comptabilisés dans deux « départements » fictifs à part entière), sans que plus d’un dixième d’entre eux soit issu du même département ou de la même collectivité d’outre-mer.
Un élu ne peut parrainer qu’un seul candidat et n’apporter à ce dernier qu’un seul parrainage, même s’il cumule différents mandats.