Le PS, artisan malgré lui de l’unité du Front de Gauche
Au sein de la "gauche de la gauche", les communistes et le Parti de Gauche, en proie à certains désaccords, se serrent les coudes pour "éviter le piège" tendu par le PS.
Au sein de la "gauche de la gauche", les communistes et le Parti de Gauche, en proie à certains désaccords, se serrent les coudes pour "éviter le piège" tendu par le PS.
Le Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts et le Front de gauche rassemblant le Parti de gauche et le Parti communiste, ne sont pas parvenus à signer un accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.
Le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche, qui rassemble le Parti de gauche et le Parti communiste, n’ont pas signé d’accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.
Le Parti de Gauche a annoncé vendredi son retrait de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour, la 7e de Moselle et la 1ere de l'Aube, "sans contrepartie", regrettant "profondément" l'absence d'accord avec le PS et EELV.
Le Parti communiste et le Parti de gauche ont annoncé vendredi que les négociations n'aboutiraient pas.
Pas d'accord entre le PS et EELV d'un côté et le PC et le Parti de gauche de l'autre pour les législatives dans les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national.
Le Parti de gauche a été mis en cause mardi par Europe Écologie-les Verts pour "blocage" des discussions sur les législatives.
Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon s'est plaint lundi d'être exclu d'un accord entre le PCF, EELV et le PS dont les premiers contours ont été décidés dimanche après-midi, concernant notamment des circonscriptions où le Front national risque d'être fort.
Le Parti de gauche a confirmé samedi matin que son dirigeant se présentait dans le Pas-de-Calais face à la présidente du Front national aux élections législatives.
Bayrou a voté, à titre personnel, pour Hollande. Résultat, l'UMP veut la peau du président du Modem en présentant un candidat face à lui pour les législatives. Le PS va peut-être l'aider, en n'en présentant pas. Et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon grince déjà des dents…
Les amis de Jean-Luc Mélenchon s'insurgent contre le possible retrait de la candidate PS en faveur de François Bayrou.
François Hollande l’emporte dans toutes les catégories générationnelles, à l’exception des personnes âgées de 65 ans et plus qui sont 55% à avoir choisi Nicolas Sarkozy. S’agissant des catégories socioprofessionnelles, toutes se sont majoritairement portées vers François Hollande, en dehors des retraités (52% pour Nicolas Sarkozy) et des artisans et commerçants qui ont massivement voté pour le président sortant (67%). Le candidat socialiste a obtenu ses meilleurs scores parmi les salariés du secteur public (63%). On relève par ailleurs que François Hollande est majoritaire tant dans les communes rurales que les villes de province ou l’agglomération parisienne. De bons reports de voix en provenance des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (89% de ses électeurs de premier tour ont choisi François Hollande), et de François Bayrou (40%) ont contribué au score majoritaire du nouveau président de la République. Nicolas Sarkozy n’est parvenu quant à lui à capter que 54% des électeurs de Marine Le Pen au premier tour, un niveau insuffisant et qui a empêché sa victoire. Ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy ne sont parvenus à susciter une adhésion forte : 48% des électeurs du candidat socialiste et 49% de ceux du président sortant ont voté par rejet de l’autre candidat. Le jugement sur la campagne présidentielle menée par les deux finalistes est en revanche plus tranché : 43% des interviewés estiment que c’est François Hollande qui a mené la meilleure campagne, 25% seulement évoquent Nicolas Sarkozy, 32% estimant que ni l’un ni l’autre n’a mené une bonne campagne. Une majorité de Français se déclare favorable à un gouvernement intégrant des personnalités d’autres formations politiques que le PS : 58% souhaitent qu’y figurent des représentants d’Europe Ecologie - Les Verts, 58% veulent y voir des personnalités du Modem. Pour le Parti de Gauche, le souhait est à peine majoritaire (51%, mais 79% parmi les électeurs de François Hollande), et le refus est net s’agissant des personnalités du PC (38% souhaitent l’entrée des communistes au gouvernement, ce score montant à 60% parmi les électeurs de François Hollande). S’agissant des prochaines élections législatives, une majorité de sympathisants de l’UMP (54%) et du FN (77%) souhaitent des accords entre les deux formations. Dans les deux partis, ces niveaux sont en nette hausse par rapport aux dernières mesures réalisées par l’Ifop (32% seulement des proches de l’UMP souhaitaient de tels accords en octobre 2010).